Pas d'information






En 1974, il construit son premier pianoforte, une copie d'un Duclken se trouvant au Musée de La Haye. A l'époque, il n'existait pas de plan et Chris Maene a mesuré lui- même l'instrument, transformé en clavecin.

"Sa mécanique n'était pas originale et nous en avons refait une. A l'époque, il n'y avait pas toutes les informations qu'on a aujourd'hui mais l'avantage était qu'on était obligé de réfléchir, de penser sur la facture de ces instruments. Faire une copie comme un menuisier est tout différent d'une réflexion menée sur la construction ! On a fait beaucoup de recherches et d'expériences pour la mécanique." explique Chris Maene.

Au début, Chris Maene connait donc certaines difficultés. Les musiciens eux-mêmes ne savaient pas comment cet instrument fonctionnait et parfois, le facteur devait travailler avec des informations très différentes ou inexactes.

"Il n'y avait pas d'informations. Seulement une idée ! Les instruments n'étaient pas restaurés. Lors de la restauration d'un piano anglais, on disait qu'il n'étouffait pas assez les basses. Maintenant, on sait qu'il est normal qu'un piano anglais étouffe un peu moins que les pianos viennois. C'était déjà prévu dans la musique. On a utilisé cette sonorité propre à l'instrument. Maintenant, on a beaucoup d'informations. C'est plus facile pour réaliser une copie. Au niveau des matériaux, on a des possibilités pour les cordes. A l'époque, cela n'existait pas. On a du tout réinventer et c'est là qu'on a appris le métier aussi !"

Suite : Ecole viennoise


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