Un échange perpétuel





Le mouvement des musiciens baroques et leur souci d'une recherche authentique dans l'interprétation de la musique ont certainement influencé également le travail des facteurs d'orgues comme Patrick Collon. Ce dernier se réjouit d'ailleurs que l'on ait dépassé le stade des copies stériles. Quand il a commencé, les inventaires et les fac- similés étaient rares, les photocopies encore en enfance. Il a eu la chance d'avoir accès à un manuscrit de 1727, conservé dans une collection privée. Un traité qui l'a beaucoup aidé et qui contient des recettes pour tout : colles, fonte du métal, calcul des tailles, proportion du vent...

Les contacts avec le grand musicien qu'était Marcel Druart ainsi qu'avec le facteur d'orgues Jürgen Ahrend ont beaucoup influencé l'évolution des recherches de Patrick Collon. Le monde du clavecin a aussi été une influence déterminante dans sa vie.

"J'ai toujours eu un instinct pour l'instrument, pour la mécanique, pour la sonorité et j'ai su rapidement faire admettre mes idées. Mais c'est un dialogue perpétuel avec la musique et les musiciens. Ceux de premier plan sont souvent bien plus ouverts que ceux de seconde zone."

Ces musiciens ont-ils des exigences différentes aujourd'hui qu'hier ?

"Hier comme aujourd'hui, un bon musicien restera toujours exigeant. Ce qui a changé, c'est le respect de l'instrument. On ne jouera plus n'importe quoi n'importe où. On choisit l'instrument en fonction de la musique, pas en fonction du talent que l'on espère exhiber ! Mais un musicien reste un musicien. Les exigence tendront toujours dans la même direction : faire de la belle musique et que l'instrument réponde au message qu'on souhaite communiquer. Je ne fais jamais des orgues à tout jouer. Ce sont des instruments simples, directs, sans trop de compromis. Il faut docn bien choisir son répertoire." répond Patrick Collon.


Suite : Un avenir sombre en Belgique



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