
Voici trente ans, Patrick Collon est arrivé dans le monde belge de la facture d'orgues avec des idées nouvelles à une époque où le combat pour l'orgue mécanique était encore loin d'être résolu.C'était la période d'une remise en question fondamentale de l'interprétation de la musique ancienne avec comme fer de lance des musiciens tels Marcel Druart, Charles Koening, Robert Kohnen.
Patrick Collon a su s'imposer dans le milieu de la facture instrumentale et est devenu l'un des organiers belges parmi les plus réputés à l'extérieur de la Belgique. Sur 85 orgues construits (considérant deux orgues à terminer en 1998), la moitié se trouve en Allemagne, en France, en Autriche, au Japon, aux USA, en Yougoslavie, aux Pays-Bas...
Nous avons rencontré Patrick Collon peu de temps après l'inauguration de son dernier instrument à Kempen en Allemagne et au moment où il achève, à Leipzig, un nouvel instrument.
A neuf ans déjà, Patrick Collon était passionné par l'orgue dont il jouait à l'église anglicane de Bruxelles. En 1958, à l'âge de 15 ans, il rencontre Dom Joseph Kreps, lors de l'Exposition, et découvre grâce à lui, un autre aspect de l'instrument. Il demande conseil à Albert Schweitzer, un musicologue parmi les plus renommés de l'époque, mais sa réponse tarde à venir. Arrivée plus tôt, cette réponse qui lui proposait de se rendre chez Kern à Strasbourg aurait certainement donné une direction toute différente à la vie de Patrick Collon.
Entretemps, ce dernier s'était orienté vers l'Autriche où il a suivi un apprentissage auprès du facteur Zika à Sankt-Florian.
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