Avenir sombre en Belgique





Passionné par son métier, Patrick Collon l'est assurément mais quant à son évolution, il laisse poindre un certain pessimisme. En Belgique, il voit l'avenir sombrement avec des organistes qui ont très peu de chance de vivre de leur métier de musicien, n'étant pratiquement plus payé dans les églises comme c'est encore le cas en Allemagne, en Autriche, en Suède...

Un drame qu'il dénonce et qui aboutit aussi à une certaine négligence dans l'entretien des instruments. Peu à peu, cette situation évolue mais pour les facteurs d'orgues, c'est un combat perpétuel de faire comprendre l'importance de l'entretien des instruments.

"Travailler en Belgique, c'est extrêmement difficile, d'abord avec la scission des deux Communautés. En plus, avec le système des soumissions qui fait que ce sera presque toujours le moins cher qui l'emportera. Ce qui n'est certainement pas la meilleure manière de faire du bon travail. Je préfère de loin l'organisation d'un concours d'idées ! Il y a aussi le fléau des soi-disants experts, qui a toujours existé. L'avenir est peut-être au mécénat, comme cela se pratique à l'étranger." insiste l'organier bruxellois.


Suite : L'orgue idéal



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